Pourquoi une charte IA dans une PME ?
Parce que l'IA est déjà là, avant toute décision.
Des salariés l'utilisent sur leur téléphone, avec leurs comptes personnels, pour rédiger un mail ou résumer un contrat. Sans règle écrite, chacun fixe la sienne.
Une charte remet de l'ordre sans interdire. Elle dit quels outils, pour quelles données, avec quelle vérification.
Que doit contenir une charte IA ?
Six rubriques suffisent.
- Les outils autorisés, avec des comptes professionnels administrés par l'entreprise.
- Les données qu'on n'y met jamais : données de santé, mots de passe, fichiers RH, secrets de fabrication.
- La relecture : rien ne part chez un client sans qu'un humain l'ait relu.
- Les chiffres : aucun chiffre sans sa source et sa date.
- Les décisions : l'IA prépare, une personne décide. Recrutement, sanction, prix : toujours une personne.
- Le référent : un nom, à qui poser les questions et signaler les erreurs.
Comment la faire vivre ?
En la relisant, et en la corrigeant quand elle bloque.
Une charte rangée dans un dossier s'oublie. Chez moi, les règles s'écrivent et se corrigent au fil des cas réels, le jour où ils arrivent.
Le bon rythme : une relecture par trimestre, et une correction dès qu'un cas réel la met en défaut.
Faut-il un juriste ?
Le modèle d'une page s'écrit en interne. Vos obligations propres demandent un conseil.
La charte organise l'usage au quotidien. Les questions de protection des données personnelles, de contrats avec les fournisseurs d'IA ou de consultation des représentants du personnel relèvent d'un conseil juridique, selon votre situation.
Pour aller plus loin sur la fiabilité, voir les règles contre les hallucinations.